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L'ESPRIT D'EQUIPE Réflexions suite à l'article paru dans l'EPERON, et visant à discréditer notre association
Le SBFCSE ne revendique pas une idée nouvelle. Utiliser la génétique Européenne est une évidence historique déjà mise en œuvre depuis dix ans. La production qui en découle ne trouve pas officiellement sa place, d’une part parce qu’aucune anticipation politique pour cette nouvelle gestion de la génétique sportive n’a été proposée, et d’autre part parce qu’aucune réaction concrète n’a vu le jour, malgré les naissances croissantes de cette nouvelle population. Tout au plus quelques bricolages pour ouvrir certaines épreuves aux mâles (pourquoi pas aux femelles ?) ou pour créer des livres B avec des filtres puissants. Mais rien de vraiment structuré. Or c’était bien là l’objet d’un véritable programme d’élevage qui aurait pu faire l’objet d’un vrai financement national certainement plus productif que les multiples distributions de primes qui disparaissent sans retour. Mais ne critiquons pas ! Admettons qu’il faille du temps au temps et que le Monde ne s’est pas fait en trois jours. Aujourd’hui, j’ai préféré retrousser mes manches et proposer, créer, construire, au moins l’embryon de l’édifice dont nous avons besoin en France. Au lieu de ranger cette production dans une fosse commune administrative (CS, OC, OI, OES, POET, etc….). Il s’agit d’ouvrir un livre de race, autour duquel un ensemble d’éleveurs convient de sélectionner selon les critères zootechniques recherchés dans ces croisements nouveaux. Car c’est bien cela la définition « légale » d’une race. Et pour que la race soit officiellement reconnue en France, « la loi » et « la règle » imposent que ces critères soient différents de ceux des races existantes. Croyez-vous que les éleveurs français, depuis dix ans, se donneraient la peine d’aller chercher à l’étranger cette nouvelle génétique s’ils n’aspiraient à rechercher de nouveaux critères. Cette démonstration est schématique, mais elle sert à démontrer aux autorités françaises que « leur » notion de race est respectée. A partir de là tous les critères de création d’un Stud-Book sont réunis pour que le SBFCSE soit officiellement reconnu par le ministère (loi Européenne) selon les dispositions Européennes. Je ne développerai pas d’avantage le débat technique, mais je m’interroge sur l’état d’esprit qui règne sur notre filière du cheval de sport. Un projet comme celui du SBFCSE, qui est l’initiative d’un professionnel de la « masse », et non celle d’une autorité administrative ou d’un puissant étalonnier privé, aurait du réveiller tous les acteurs pour le faire aboutir, car au bout il y a les utilisateurs, du promeneur occasionnel au cavalier olympique. Alors oui, certains se sont réveillés, mais uniquement pour mieux se protéger dans leurs business personnels. Et même parmi ceux qui n’ont aucun intérêt dans l’affaire, des réactions haineuses et diffamatoires se sont faites entendre, heureusement rapidement réprimées par des professionnels de bon sens qui volèrent au secours de la liberté de penser. Et que dire de ce nouvel article dans l’Eperon qui, sous couvert de la bonne intention objective de l’information, laisse l’auteur proférer des accusations infondées, et sous entendre quelque machination diabolique au sein du SBFCSE ? Pour une fois qu’au lieu de parler et critiquer, quelqu’un propose, entreprend et construit, sur un projet non seulement collectif, mais également fédérateur, et surtout sans intérêt financier personnel, aussitôt les barrières se lèvent, sans raison aucune, puisque nous nous intéressons aux chevaux et poneys dont personne ne veut (entendez les autres stud-books !). Et c’est assurément à cause de tous ces réfractaires à l’enthousiasme, que nous gâchons notre énorme potentiel clients équitants. Comment qualifier un régime où c’est outrage que de penser différemment ? Prenons un peu de recul ! J’ai récemment entendu une interview de Yannick Noah qui parlait de Guy Forget. Les deux hommes sensiblement différents, se retrouvaient dans « l’Esprit d’Equipe », esprit qu’ils partageaient, et surtout qu’ils savaient transmettre aux autres joueurs, dans cette discipline sportive hyper individualiste et encline au « starisme » qu’est le tennis. Je suis convaincu que si nous parvenons à réunir les acteurs de la filière « cheval ou poney de sport » autour d’un vrai projet collectif d’élevage, au service des utilisateurs (les cavaliers), alors oui, nous serons aux prochains Jeux Olympiques, oui nous parlerons des chevaux Français au haut niveau, oui nos chevaux d’instruction seront adaptés, oui les étrangers reviendront plus nombreux acheter nos chevaux et poneys en France, oui les Haras Nationaux soutiendront et propulseront les privés au top, oui les Pouvoirs Publics considèreront nos professions. C’est l’initiative et le travail qui peuvent générer l’argent qui nous fait défaut. Il y a deux conditions pour cela : 1° La liberté individuelle 2° l’esprit d’équipe. C’est cela le projet du SBFCSE. Peut être est il encore mal exprimé, peut être certain ont cru à une nième initiative personnelle. Mais qui osera dire que nous n’avons pas besoin de ce projet. C’est le projet de tout le monde, c’est le projet d’aujourd’hui. Nous pouvons le mener en grand, ou le laisser grandir progressivement, faire ses preuves. Mais en aucun cas l’INTERDIRE ! Aussi je ne souhaite pas répondre à cette tentative de polémique publique, et souhaite plus que jamais m’investir, et investir d’autres partenaires dans ce chantier que rien n’arrêtera parce que les produits sont déjà là, et que des éleveurs ont déjà fait ce choix. François Daubé |